Observer au fil du temps

Observer, dessiner, photographier – au fil du temps

Au fil du temps, lentement, je crois que je cherchais à traduire la part d’humanité, la trace des humains dans les micros territoires. Regardant les travaux les plus anciens jusqu’à aujourd’hui, les formes de la maison semblent centrales, mais en réfléchissant bien, c’est l’idée d’un abri où se poser à l’ombre du chaos du monde qui forme la structure rémanente des dessins et constructions de bois. Les attributs de ces espaces immobiles, hors du temps, s’insinuent dans les représentations de la nature, des chemins que je visite, par la photographie. Voici quelques moments choisis, depuis mes années au baccalauréat en arts visuels (1984) jusqu’à tout récemment (mars 2019), où j’ai posé une réflexion sur ces lieux où moi-même j’ai vécu. Anne Ardouin, 13 mai 2019


Le temps et les maisons – carnet d’esquisses,  dessins et photographies, 2019

Exploration-réflexion sur les lieux où j’ai habité. Intégration d’œuvres de ma mère illustrant la flore des maisons de son enfance. Exposition Maison Pierre Lefebvre, Galerie du Trait  Carré, site patrimonial de Charlesbourg, 2 au 17 mars 2019

La cabane.

Graphite sur papier Stonehenge, 29 x 37 cm

Quand je marche en forêt souvent je vois une petite maison. Les arbres la protègent. Parfois, le ruisseau est là, sur le pas de la porte.


Le temps, la mémoire, le rêve.

Lavis à l’aquarelle, encre de Chine, sur papier Fabriano, 28 x 33 cm

  1. Le temps
  2. La mémoire
  3. Le rêve 

Les maisons – carnet d’esquisses.

Aquarelle, encre pigment sur papier Fabriano, 28 x 33 cm

Au dernier automne, j’ai fait la liste des habitats où j’ai vécu. D’abord pour la partager avec ma fille. Puis je me suis mise à dessiner, à me souvenir. J’ai retenu les moments les plus importants. Voici les trois premiers de cette série d’esquisses:

  1. Première migration. Rue Henri-Julien à Montréal. Mon appartement au 2e étage avec balcon. Au rez-de-chaussée, une famille de Portugais. Ça sentait bon la cuisine. Je commençais à vivre à Montréal pour faire ma maîtrise en arts visuels à Concordia.
  2. Deuxième migration.  Rue de Normanville. Les arbres.  J’aimais marcher jusqu’à la Petite Italie. De Rosemont à Villeray.
  3. Troisième migration. Mon appartement était au 3e étage, à gauche. Un jour je me suis trompée de porte. J’essayais du mieux que je pouvais avec ma clé. Puis j’ai entendu ma voisine se bercer sur son balcon du 2e. Je suis alors sortie de la Lune. Ensuite, je quitterai Montréal pour la campagne. 

 


La maison de Charlesbourg.

Photographie, impression à jet d’encre, 38 x 50 cm

26 septembre 2008. Ce jour-là, mes parents vivaient leur dernier jour dans cette maison. Nous étions venus les aider pour le déménagement. Je me suis promenée dans le jardin. Pour ne pas oublier peut-être.  J’ai regardé la petite maison sur le toit que mon père avait construit. Depuis les fenêtres miniatures, on voyait le fleuve et l’île.


Abri.

Dessin, fusain et pastel sur papier Stonehenge, 76 x 56 cm

Et puis, à la fin, j’ai fait ce grand dessin en quelques minutes. Sans trop réfléchir, pour le plaisir de poser les couleurs. J’y ai mis la forêt tout autour, des étoiles dans le ciel de la nuit, le chemin comme un ruisseau, les lumières chaleureuses à l’intérieur de la maison. Quelques jours, après le démontage de l’exposition, une dame âgée, une voisine de ma mère, m’a contactée. Elle pensait sans cesse à ce dessin. Elle m’a raconté qu’il lui rappelait les soirées où ses oncles racontaient des légendes de la forêt. Maintenant ce grand dessin habite chez elle.

 

Aperçu de l’exposition à la  Maison Pierre Lefebvre, Galerie du Trait  Carré, site patrimonial de Charlesbourg, en mars 2019


Maisons et chemins – quelques études et promenades récentes…

Voir d’autres images sur Instagram https://www.instagram.com/anneardouin/ou sur Facebook https://www.facebook.com/ardouin.anne

 

Cabane blanche


 

Deux voisines


Deux voisines, vues de plus loin


Chemin après l’orage


Liens, constellations et autres élémentsdessins, 2014

Présenté en exposition collective, Journées de la culture (Fête des Arts), Saint-Basile-le-Grand. Prix en art visuel de la ville de Saint-Basile-le-Grand accompagné d’une bourse. Texte du jury accompagnant le prix: «Dans le très petit d’Anne Ardouin, on y trouve l’immensité précédée d’un passage obligé. Une énergie immense dans la miniature». – Une des œuvres «Pluie bleue» a également fait l’objet d’une acquisition par la ville de Saint-Basile-le-Grand.

Liens – série

Aquarelle, encre, pastel, sur papier Montréal (St-Armand), 33 x 33 cm

  1. Alcôve
  2. Liens
  3. Alcôve rose

L’eau et le feu ; un paradoxe romantique 1989

Série de dessins, constructions de bois, installation vidéo pour deux moniteurs (20 min.)

Centre SKOL Hors-Les-Murs, Complexe du Canal. Vidéographe


L’aube, le milieu, le doute, série de dessins et de constructions de bois, 1987

Présenté en exposition collective, Powerhouse/La Centrale, Montréal

 


L’histoire, la tempête, les arbres, la nuit, série de dessins et de constructions de bois, 1986

Exposition individuelle, Galerie Bourget, Université Concordia

 

 


La place, installation extérieure, constructions de bois, 1984

Artiste invitée, Fêtes foraines, Charlesbourg


Parade et façade, dessins et constructions de bois, 1983

Exposition individuelle, La Chambre Blanche, Québec