Le temps, les maisons et ma mère – carnet d’esquisses

LE TEMPS, LES MAISONS ET MA MÈRE – CARNET D’ESQUISSES

Exposition  du 2 au 17 mars 2019 , Galerie d’art du Trait-Carré (Maison Pierre-Lefebvre) – Site patrimonial de Charlesbourg (Québec)

Communiqué de presse

Québec, le 18 février 2019 : Du 2 au 17 mars 2019 la Société artistique de Charlesbourg, est heureuse de présenter à la Galerie d’art du Trait-Carré l’exposition « Le temps, les maisons et ma mère : carnet d’esquisses» de l’artiste Anne Ardouin.

L’exposition propose une réflexion sur ces lieux qui traversent nos vies et qui cheminent dans notre mémoire. Anne Ardouin ouvre ainsi son processus de création en intégrant la documentation des maisons, où elle a elle-même vécu, mais en s’inspirant aussi d’anciennes photographies mettant en scène sa mère. Par le dessin et la photographie, elle cherche à tisser le fil intime reliant l’histoire de ses parents à la sienne. Comme une promenade à travers le temps, l’artiste esquisse les éléments des paysages de ces habitats entre la ville et la campagne. Elle a invité sa mère Berthe Ardouin à présenter quelques œuvres illustrant la flore autour des maisons où elle vivait dans sa jeunesse. Artiste, comme sa fille, celle-ci a été impliquée au sein de la Société artistique de Charlesbourg, d’où l’attachement à la maison Pierre-Lefebvre située dans l’arrondissement du Trait-Carré, site patrimonial de Charlesbourg. Anne Ardouin présente également des œuvres réalisées dans le jardin de Marguerite, sa voisine âgée; ce jardin qui est un peu le sien, là où elle vit à Québec.

Le temps, les maisons et ma mère s’inscrit dans une démarche documentaire, à la fois poétique et scientifique, qu’Anne Ardouin développe au fil des années, cherchant à créer un dialogue entre les récits de l’être humain et les éléments de la nature, de la société. Elle observe de microphénomènes identifiés lors de promenades en territoire, dans les rues, dans les champs, près des rivières ou en sous-bois. Certaines sensations diffuses s’ancrent dans sa mémoire. Elle réfléchit. À la manière d’une recherche exploratoire et romantique, elle revisite les sites valorisés et cherche à en capter les lumières. Elle invente ainsi une cartographie imaginaire, dont les tracés seraient des chemins composés de petits lieux, où le monde est immobile, un moment, hors du temps. Elle partage ses récoltes par la photographie, le dessin et la vidéo. Sur papier, elle privilégie les lignes simples, spontanées; trouvant dans le premier geste l’écho du sens et d’une certaine vérité. Elle cherche à nommer, à décrire les espaces. En associant différents médiums, elle construit une trame narrative laissant une large place à la liberté de celui qui observe, et qui recompose alors une nouvelle histoire. Ses travaux proposent une réflexion sur l’environnement, sur l’importance de l’ancrage identitaire au milieu de vie. Les dimensions sensibles et historiques reliées aux caractères biophysiques et spatiaux des territoires, les perceptions et les représentations du paysage sont centrales dans son approche. Anne Ardouin poursuit également une carrière de chercheure à travers des méthodologies participatives et des projets en médiation culturelle.

C’est une invitation à la promenade

Le vernissage de l’exposition aura lieu le samedi 2 mars à 14h.

Bienvenue à tous!

Pour information : 418-623-1877

Martine Giroux, secrétaire du CA et

Directrice-adjointe des deux galeries

http://www.trait-carre.org/galerie-dart-du-trait-carre.aspx

 

Berthe Ardouin, mère de Anne, devant une maison dans les environs de Québec dans les années 50.