Colloque CINSA/ACEA, Puebla, Mexique (juin 2017)

Colloque CINSA/ACÉA 2017: «Au-delà des frontières : Pensées et mobilités autochtones dans un monde en conflit» Du 14 au 16 juin 2017, à l’Institut des sciences sociales et humaines, Benemérita Universidad Autónoma de Puebla (BUAP) Puebla, Mexique.

Présentation d’une conférence «Frontières immatérielles et matérielles à travers le temps et l’espace chez les jeunes Atikamekw par une approche de recherche culturelle et participative»

Équipe de recherche:

Anne Ardouin, artiste, chercheure associée, Chaire en paysage et environnement, Université de Montréal

Gerthie Chachai, directrice, Services éducatifs, Conseil des Atikamekw d’Opitciwan

Noella Chachai, agente culturelle, Services éducatifs, Conseil des Atikamekw d’Opitciwan

Véronique Chachai, techno-linguiste, Services éducatifs, Conseil des Atikamekw d’Opitciwan

Gérald Domon, professeur titulaire et directeur scientifique, Chaire en paysage et environnement

Université de Montréal

 

Résumé :

Le projet de recherche E Itaskweak – Révéler la mémoire – Redécouvrir le territoire d’Opitciwan vise à documenter 3 types de mémoires : 1) celle, matérielle, des transformations du territoire physique, soumis à des ravages importants au début du 20e siècle; 2) celle, immatérielle, des traditions, des usages des ressources qui se sont perpétuées ou arrêtées de nos jours; et 3) cette mémoire en construction, chez les plus jeunes. La communication propose une lecture transversale de ces frontières immatérielles et matérielles que les adolescents de la communauté expérimentent, cherchant à définir leur identité autochtone en puisant des éléments venant des façons de vivre de leurs aînés, d’une part, et de leur propre perception de la «forme que prend la forêt» autour d’eux, soit par les perceptions et les dimensions paysagères composant le filtre de qualification sociale et culturelle du territoire. Le village local, symbole important, de la sédentarisation, et où les adolescents rêvent l’immensité du territoire tout autour, est revisité, tel un microcosme du «grand territoire ancestral». Des exemples de projets de création (dessins, cartographies, photographies) réalisés seront présentés pour illustrer ces phénomènes contribuant à une lecture de cette pensée autochtone en réinvention.

La recherche est une initiative conjointe du Conseil des Atikamekw d’Opitciwan et de la Chaire en paysage et environnement de l’Université de Montréal.